Vous dirigez une PME ou une jeune entreprise en croissance. Votre comptabilité est à jour, votre fiduciaire fait son travail. Mais vous manquez de visibilité sur votre trésorerie, vos investisseurs ou votre banque demandent des indicateurs que vous n’avez pas, ou vous préparez une levée de fonds sans savoir par où commencer.
Recruter un directeur financier expérimenté à plein temps coûte souvent autour de CHF 200 000 par an, voire davantage, une fois le bonus et les charges sociales comptés, selon la taille de l’entreprise et la région. Pour la plupart des entreprises de quelques millions de chiffre d’affaires, c’est trop tôt et trop cher. Pour savoir si vous en êtes là, commencez par les 10 signaux qu’il est temps de structurer votre finance.
Le CFO fractional répond à ce besoin : un directeur financier expérimenté qui travaille pour votre entreprise un à trois jours par semaine, sans engagement de long terme. Ce guide explique quand y faire appel, ce qu’il apporte concrètement, comment le choisir et combien il coûte.
Un CFO fractional (ou directeur financier à temps partiel) assure la fonction de directeur financier pour plusieurs entreprises, typiquement un à trois jours par semaine chacune. Contrairement à un consultant, il s’intègre à l’équipe de direction et prend en charge le pilotage financier dans la durée : trésorerie, reporting, budget, relations avec la banque et les investisseurs, préparation des levées de fonds.
Une entreprise en croissance a besoin d’un directeur financier pour :
Pour la plupart des PME, cela représente un à deux jours par semaine, pas cinq.
Un modèle financier crédible, un business plan défendable, une valorisation argumentée, une data room prête pour la due diligence, et un accompagnement pendant les négociations. Voir aussi lever des fonds en Suisse en 2026.
Prévisions de trésorerie glissantes, budget aligné sur la stratégie, indicateurs de pilotage, structure financière qui suit le rythme.
Entrée ou sortie d’actionnaires, transmission familiale, cession ou acquisition : valorisation, mise en ordre des comptes, gestion de la due diligence, négociation. Voir sécuriser une transition.
Professionnalisation de la fonction finance, outils modernes, processus de clôture et de budget, puis recrutement d’un contrôleur de gestion pour prendre le relais.
Prévision de trésorerie à 13 semaines, plan d’action immédiat, discussion avec la banque et les fournisseurs, et restructuration si nécessaire.
Un CFO à temps partiel se juge sur des livrables, pas sur des heures. Sur les trois premiers mois, attendez au minimum :
En parallèle, le CFO met en place les automatisations qui relient la comptabilité, la banque et le reporting : flux bancaires, extractions comptables, tableaux de bord alimentés sans ressaisie. C’est souvent l’essentiel du travail des premiers mois : faire le pont entre une comptabilité tenue pour la fiduciaire et des chiffres qui servent à piloter.
Une fois ce pont en place, le suivi courant demande peu de temps. Celui du CFO se concentre alors sur ce qui demande du jugement : préparation du conseil d’administration, relation bancaire, financement, décisions importantes. Une mission bien menée est donc plus intense au début qu’ensuite.
À retenir :
Si, après trois mois, vous ne savez pas mieux où sera votre trésorerie, où vous gagnez de l’argent et ce que vous décidez le mois prochain, la mission ne fonctionne pas.
Beaucoup d’entreprises passent d’un modèle à l’autre : un CFO fractional structure la fonction, puis aide à recruter le profil permanent le moment venu.
Les tarifs varient selon l’expérience et la nature de la mission. Ils se calculent généralement à la journée ou sous forme de forfait mensuel correspondant à un nombre de jours par semaine.
À titre de repère, C-Exec facture CHF 1 800 par jour hors TVA, ou CHF 18 000 à 25 000 par mois hors TVA pour une présence de 3 à 5 jours par semaine dans le cadre d’une direction intérimaire. Le format fractional d’un à trois jours par semaine se construit sur mesure, sur la base du tarif journalier.
Pour comparer avec un recrutement, raisonnez en coût complet : salaire, charges sociales, bonus, éventuelles options, plus le temps et le risque du recrutement. Et surtout en flexibilité : un mandat s’ajuste ou s’arrête, un poste fixe beaucoup moins.
Non. La fiduciaire continue de tenir la comptabilité et de gérer les obligations légales et fiscales. Le CFO fractional s’appuie sur ces données pour piloter l’entreprise. Les deux travaillent ensemble.
Comptez au moins 3 à 6 mois pour un vrai impact : comprendre l’activité, mettre en place les outils, ajuster les processus. Pour une levée de fonds, souvent 6 à 9 mois entre la préparation et le closing.
C’est une évolution fréquente. Le CFO fractional peut aider à définir le poste, recruter et intégrer son successeur.
Oui, si vous avez un enjeu précis : levée de fonds, forte croissance, tension de trésorerie, transmission. Si votre activité est stable et que votre fiduciaire vous suffit, ce n’est peut-être pas encore nécessaire.
Le CFO fractional est une réponse pragmatique au besoin des PME et start-up suisses : structurer leur finance et préparer leurs décisions importantes sans le coût ni la rigidité d’une embauche à plein temps. Il est particulièrement utile au moment d’une levée de fonds, d’une forte croissance ou d’une transition.
Pour aller plus loin : 10 signaux que votre entreprise a besoin d’un CFO et les 10 éléments clés d’un business plan crédible.