Une première fourchette en quelques minutes, selon la méthode des multiples utilisée lors des cessions de PME suisses. Aucune inscription demandée.
L'EBITDA retraité est multiplié par un multiple compris entre 3x et 7x, la plage couramment citée pour les cessions de PME suisses non cotées. La position dans cette plage dépend des cinq questions de profil : ce sont elles, avec la taille, qui font le plus varier le prix d'une PME, davantage que le secteur. Les perspectives comptent pour moitié par rapport à l'historique, car un acheteur paie surtout ce qui est déjà démontré.
L'EBITDA est pris tel qu'il ressort de comptes tenus selon le Code des obligations : les redevances de leasing et les loyers restent en charges et ne sont pas ajoutés à la dette. C'est la base sur laquelle se lisent les multiples de PME ; mélanger un EBITDA retraité à la manière d'IFRS 16 avec ces multiples surestimerait la valeur.
Une décote s'applique aux petites structures, que les acheteurs paient moins cher. La dette financière nette est ensuite déduite pour passer de la valeur d'entreprise au prix des actions.
Il n'existe pas de base publique fiable de multiples de transactions par secteur pour les PME suisses : l'outil n'en invente donc pas. Le prix réel dépend de l'acheteur, du financement, des conditions de la cession et de la qualité des comptes.
La valeur fiscale retenue pour l'impôt sur la fortune (méthode des praticiens, circulaire n° 28 de la Conférence suisse des impôts) est une autre notion : elle ne donne pas un prix de marché.
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