Scénario classique :
Et pourtant, 3 mois plus tard :
Il y a un paradoxe que presque tous les dirigeants de PME et startups suisses connaissent :
👉 La stratégie est claire, l’objectif aussi… mais sur le terrain, rien n’avance vraiment.
Les équipes sont mobilisées, les réunions s’enchaînent, les priorités sont “évidentes”…
Et pourtant :
Vous n’êtes pas seul.
Selon une étude McKinsey, 70% des transformations échouent à cause de problèmes d’exécution, pas de stratégie. En Suisse, le constat est le même : les PME et scale-ups ont rarement un problème de vision, mais presque toujours un problème de mise en œuvre.
La bonne nouvelle ?
Ce problème n’a rien d’un échec stratégique. C’est un problème d’exécution — et ça se corrige.
Dans cet article, nous explorons pourquoi l’exécution patine dans la majorité des PME suisses, et comment remettre votre organisation en mouvement avec des leviers concrets et actionnables.
Contrairement à ce que l’on pense souvent, les stratégies échouent rarement parce qu’elles sont mauvaises.
Elles échouent parce qu’elles ne descendent pas dans l’organisation.
Voici les symptômes les plus fréquents :
Chacun pense travailler “dans le bon sens”, mais l’interprétation varie selon les équipes.
Exemple concret :
Dans une scale-up tech de 35 personnes basée à Lausanne, la direction avait annoncé lors du all-hands : “Notre priorité pour ce semestre, c’est la croissance.”
Trois mois plus tard :
Résultat : 3 mois plus tard, rien de cohérent n’avait avancé. Tout le monde avait “priorisé la croissance”… mais à sa façon. L’équipe produit avait développé des features que personne ne vendait. L'équipe sales cherchait à recruter sans budget validé. L'équipe finance bloquait des investissements nécessaires.
Conséquence :
Sans traduction opérationnelle précise, chaque équipe optimise pour son propre périmètre. La stratégie devient un slogan, pas un plan d’action.
La direction lance trop d’initiatives à la fois → tout avance lentement → les équipes s’épuisent.
Exemple concret :
Un CEO de PME industrielle (CHF 15M CA, 40 personnes) avait identifié 12 “projets prioritaires” en janvier :
En septembre, bilan :
Conséquence :
Trop de projets = dispersion totale. Les ressources (temps, argent, énergie) sont diluées. Rien n’aboutit vraiment. L’organisation tourne en rond.
Règle d’or : Si vous lancez plus de 3 priorités stratégiques par trimestre, vous n’en terminez généralement aucune.
L’urgence du quotidien prend le dessus sur les chantiers stratégiques.
Résultat : les priorités long terme n’avancent jamais.
Exemple concret :
Dans une startup SaaS de 25 personnes, le CEO avait défini comme priorité #1 : “Structurer notre processus de recrutement.”
Mais chaque semaine, c’était :
Résultat : 6 mois plus tard, aucun processus de recrutement n’avait été mis en place. Et l’entreprise continuait à recruter “dans l’urgence”, avec un taux d’échec de 40%.
Conséquence :
Sans discipline de priorisation, l’urgent chasse le important. Les chantiers stratégiques sont systématiquement reportés. L’entreprise reste en mode “pompier”.
Les réunions existent… mais ne permettent pas réellement de trancher, prioriser ou débloquer.
Exemple concret :
Dans une PME de services (CHF 10M CA), l’équipe de direction se réunissait chaque lundi matin pendant 2 heures.
Ordre du jour typique :
Résultat : Les mêmes sujets revenaient chaque semaine. Rien n’était vraiment tranché ou débloqué.
Conséquence :
Sans rituel de pilotage efficace, l’organisation dérive. Les décisions ne sont pas prises. Les blocages persistent. L’énergie est gaspillée.
C’est lui qui tranche, clarifie, décide, valide…
Cela ralentit mécaniquement toute l’organisation.
Exemple concret :
Un CEO de startup (35 personnes) devait valider :
Résultat : Il passait 70% de son temps en “validation” et “déblocage”. L’équipe attendait ses réponses. Les projets avançaient au rythme de sa disponibilité. Et lui n’avait plus de temps pour la stratégie.
Conséquence :
Quand tout passe par le CEO, l’organisation est bridée par sa bande passante. Même avec une équipe compétente, l’exécution est lente.
Vous vous reconnaissez ?
→ Vous n’êtes pas seul. C’est exactement le point où la majorité des entreprises en croissance se retrouvent. La bonne nouvelle : ces symptômes sont prévisibles, et ils se corrigent avec les bons leviers.
Si l’exécution patine, ce n’est généralement pas par manque de compétence ou de volonté. C’est parce que des mécanismes structurels bloquent.
Voici les 5 causes principales :
Une stratégie, c’est 20% du travail.
Le reste, c’est : qui fait quoi, d’ici quand, avec quels moyens, avec quelles ressources, avec quels indicateurs de succès.
Sans cette traduction → patinage garanti.
Exemple concret :
Un CEO de PME industrielle (CHF 18M CA) avait défini sa stratégie pour l’année : “Diversifier notre clientèle pour réduire la dépendance aux 3 plus gros clients.”
Excellente stratégie. Mais personne ne savait :
Résultat : 9 mois plus tard, aucun nouveau client “diversifié” n’avait été acquis. La stratégie était “claire”… mais pas opérationnalisée. L’équipe ne savait pas par où commencer.
Conséquence :
Sans plan opérationnel, la stratégie reste un vœu pieux. L’équipe comprend l’intention, mais ne sait pas comment passer à l’action.
Solution :
Traduire chaque priorité stratégique en plan d’action avec :
Votre stratégie exige peut-être un pilotage produit, un pilotage financier, un pilotage commercial…
Mais si personne n’a vraiment ces responsabilités → ça avance peu.
Exemple concret :
Dans une scale-up de 50 personnes, le CEO avait identifié 3 priorités :
Mais :
Résultat : 6 mois plus tard, aucune des 3 priorités n’avait vraiment avancé.
Conséquence :
Si personne n’est clairement responsable, tout le monde suppose que “quelqu’un d’autre s’en occupe”. Les projets stagnent.
Solution :
Appliquer un RACI simplifié sur chaque priorité :
Règle d’or : Si un projet n’a pas de “R” clair, il n’avancera jamais.
Sans arbitrage clair et régulier (Semaine / Mois / Trimestre), chaque équipe optimise pour son propre périmètre.
Résultat : dispersion.
Exemple concret :
Une PME de distribution (CHF 12M CA) avait 8 “priorités” simultanées. Mais aucune priorisation entre elles.
Quand l’équipe ops demandait : “On fait quoi en premier ?”, la réponse du CEO était : “Tout est important.”
Résultat :
Conséquence :
Sans système de priorisation clair, l’organisation fonctionne en mode “premier arrivé, premier servi”. Les vraies priorités sont noyées dans le bruit.
Solution :
Adopter un système de priorisation simple :
Et communiquer clairement : “Tout le reste est reporté.”
Une entreprise de 10 personnes n’a pas les mêmes besoins qu’une de 40.
Et une croissance “artisanale” finit toujours par gripper l’exécution.
Exemple concret :
Une startup avait démarré avec 5 personnes. Tout se faisait “à la bonne franquette” :
Ça marchait bien jusqu’à 15 personnes.
Mais à 35 personnes :
Le CEO disait : “Avant, c’était simple. Maintenant, c’est le chaos.”
Conséquence :
Les processus qui fonctionnent à 10 personnes ne fonctionnent plus à 40. Sans adaptation, la croissance crée du désordre.
Solution :
Structurer progressivement :
Ce n’est pas un problème d’effort. C’est un problème de bande passante.
Exemple concret :
Un CEO de PME industrielle (CHF 15M CA) passait :
Résultat : Burnout à 48 ans. Et l’entreprise stagnait depuis 3 ans.
Conséquence :
Quand le CEO est sur tous les fronts, il n’est plus CEO. Il est pompier. L’entreprise perd sa vision stratégique et son élan.
Solution :
Identifier ce que le CEO doit vraiment piloter (stratégie, relation board, grands clients, levées de fonds) et déléguer ou renforcer le reste (finance, ops, RH) via des recrutements ou un renfort externe temporaire (COO/CFO fractionnel).
Voici les leviers qui changent vraiment la donne chez les PME et startups suisses :
Le problème :
La plupart des dirigeants lancent 8-12 “priorités” en même temps. Résultat : dispersion totale, rien n’aboutit vraiment.
La solution :
Limitez-vous à 3 priorités maximum par trimestre. Pas 5, pas 8, pas 12. Trois.
Pourquoi 3 ?
Comment faire :
Exemple concret :
Un CEO de startup SaaS (30 personnes) avait 11 “priorités” en début d’année. Après un exercice de priorisation brutal :
Les 3 priorités retenues :
Les 8 autres ont été reportées : refonte du site, certification ISO, expansion DACH, etc.
Résultat :
En 3 mois : les 3 priorités ont été réalisées. L’équipe était focalisée. Le CEO était serein.
En comparaison : avec 11 priorités en parallèle, aucune n’aurait abouti en 12 mois.
Résultat attendu :
Focalisation de l’équipe, exécution accélérée, résultats tangibles, CEO moins dispersé.
Le problème :
Beaucoup de projets patinent parce que personne ne sait vraiment “qui fait quoi”. Tout le monde suppose que “quelqu’un d’autre s’en occupe”.
La solution :
Appliquer un RACI simplifié sur chaque priorité stratégique.
Le RACI, c’est quoi ?
Règle d’or : Chaque projet doit avoir 1 seul “R”. Pas 2, pas 3. Un seul.
Comment faire :
Exemple concret :
Une PME industrielle voulait “Lancer un nouveau produit”.
Avant RACI :
Résultat : 6 mois plus tard, rien n’avait avancé.
Après RACI :
Résultat : En 3 mois, le produit était lancé.
Résultat attendu :
Clarté des responsabilités, fin du “je pensais que c’était toi”, accélération de l’exécution.
Le problème :
Beaucoup d’entreprises ont des réunions d’équipe, mais elles ne servent pas à piloter. On y parle, on y discute, mais on n’y décide pas.
La solution :
Mettre en place une réunion de pilotage hebdomadaire de 30 à 45 minutes avec un objectif clair : débloquer, arbitrer, recadrer, réassigner.
Pas pour :
Mais pour :
Format recommandé (30-45 min) :
Règles d’or :
Exemple concret :
Une scale-up de 40 personnes avait des réunions de direction de 2h chaque semaine, mais aucune décision n’était prise.
Après mise en place du pilotage hebdomadaire (45 min, format structuré) :
Résultat attendu :
Rythme, clarté, décisions plus rapides, équipe synchronisée, CEO moins sollicité en dehors des réunions.
Le problème :
Difficile de piloter sans données fiables. Beaucoup d’entreprises pilotent “au feeling” ou avec des données obsolètes.
La solution :
Mettre en place un pilotage financier et opérationnel simple mais rigoureux.
Ce dont vous avez besoin (minimum) :
Finance :
Opérations :
Fréquence de mise à jour :
Exemple concret :
Un CEO de PME de services (CHF 10M CA) pilotait “à l’intuition”. Il recevait son P&L… 6 semaines après la fin du mois. Impossible de réagir vite.
Après mise en place d’un dashboard simple (Google Sheets, 8 KPIs) :
Résultat : Réactivité x3, décisions basées sur des données, plus de surprises.
Résultat attendu :
Visibilité, réactivité, décisions basées sur des données, moins de stress.
Le problème :
Dans beaucoup de cas, ce n’est pas l’équipe qui est “mauvaise” : c’est la charge et la complexité qui deviennent trop élevées pour la structure actuelle.
La solution :
Faire appel à un renfort exécutif externe (COO / CFO / sparring partner) pour absorber temporairement la charge et structurer.
Quand est-ce pertinent ?
Ce qu’un renfort externe apporte :
Exemple concret :
Une startup SaaS de 35 personnes venait de lever CHF 3M. Le CEO (fondateur technique) était débordé :
Solution : Recrutement d’un COO fractionnel (3j/semaine pendant 6 mois) pour :
Résultat :
Résultat attendu :
CEO libéré, organisation structurée, exécution accélérée, préparation à la phase suivante.
Améliorer l’exécution, c’est bien. Mais beaucoup de dirigeants commettent des erreurs qui ralentissent ou annulent les progrès.
Voici les 5 pièges à éviter :
Le piège :
Beaucoup de dirigeants pensent : “Il faut tout restructurer, changer les process, recruter, réorganiser…”
Résultat : Ils lancent une transformation massive qui :
La bonne approche :
Commencez par 1 ou 2 leviers, testez, ajustez, puis passez au suivant.
Exemple :
Résultat : Changement progressif, adoption facile, résultats rapides.
Le piège :
“On va installer Notion + Asana + Monday + Jira + Slack + un CRM + un ERP…”
Résultat :
La bonne approche :
Simplifiez d’abord, outillez ensuite.
Règle d’or : Commencez avec vos outils actuels (Excel, Google Sheets, email) et ne changez que si nécessaire.
Le piège :
Lancer des projets sans identifier un responsable clair. “On va tous travailler dessus.”
Résultat : Personne ne se sent responsable, rien n’avance.
La bonne approche :
Chaque projet = 1 responsable unique (RACI).
Si “tout le monde est responsable”, personne ne l’est.
Le piège :
Mettre en place les 3 priorités, clarifier les responsabilités… mais ne pas installer de rituel de pilotage.
Résultat : En 2-3 semaines, tout redérive. Les priorités se diluent. Les blocages s’accumulent.
La bonne approche :
1h/semaine de pilotage = 10h gagnées sur le reste.
Sans rituel hebdomadaire, tout progrès est temporaire.
Le piège :
“On va se débrouiller en interne, on n’a pas besoin d’aide externe.”
Mais parfois, vous n’avez simplement pas :
Résultat : Vous tournez en rond pendant 6-12 mois.
La bonne approche :
Un renfort externe temporaire (COO/CFO fractionnel, sparring partner) peut accélérer x3 et vous éviter des mois de tâtonnement.
Ce n’est pas un échec de demander de l’aide. C’est un signe de maturité.
Voici 3 cas réels (anonymisés) d’entreprises suisses qui ont corrigé leur problème d’exécution.
Contexte :
PME familiale, 40 collaborateurs, Suisse romande. Secteur industriel (fabrication de composants).
Problème :
Le CEO avait identifié 12 projets “prioritaires” en janvier. En septembre :
Intervention (3 mois, COO fractionnel 2j/semaine) :
Mois 1 :
Mois 2-3 :
Résultat :
Coût de l’intervention : CHF 18’000 (3 mois x CHF 6’000/mois)
ROI : Impact EBITDA estimé à CHF 200K+ sur 12 mois
Contexte :
Startup SaaS B2B, Suisse romande. CHF 3M levés en Series A. Croissance rapide : de 15 à 50 personnes en 18 mois.
Problème :
Intervention (6 mois, COO fractionnel 3j/semaine) :
Mois 1-2 :
Mois 3-4 :
Mois 5-6 :
Résultat :
Coût de l’intervention : CHF 90’000 (6 mois x CHF 15’000/mois)
Alternative : Recruter un COO permanent aurait coûté :
Contexte :
PME de services (conseil), 30 collaborateurs, Suisse romande. CEO et 3 associés.
Problème :
Intervention (4 mois, Sparring Partner 1j/semaine) :
Mois 1 :
Mois 2-3 :
Mois 4 :
Résultat :
Coût de l’intervention : CHF 28’000 (4 mois x CHF 7’000/mois)
Impact : +CHF 150K de recurring revenue en 6 mois
Si vous avez :
… alors le problème n’est pas stratégique. C’est mécanique.
Et dès qu’on remet :
→ Tout redémarre.
La plupart des problèmes d’exécution se corrigent en 6 à 12 semaines avec les bons leviers.
C-Exec intervient comme :
Avec un rôle clair : remettre l’exécution sous contrôle.
Phase 1 : Diagnostic (1-2 semaines)
Phase 2 : Structuration (2-4 semaines)
Phase 3 : Exécution (2-6 mois)
Phase 4 : Autonomisation (1-2 mois)
Indicateurs de succès :
En général, 6 à 12 semaines pour voir un changement significatif.
Chronologie typique :
Important : Les premiers résultats sont souvent visibles dès la semaine 3-4 (clarté retrouvée, décisions plus rapides).
Non. Dans 80% des cas, il suffit de :
Pas besoin de révolution, juste de méthode et de discipline.
Règle d’or : Commencez petit, testez, ajustez, puis étendez.
Oui, si :
Sinon, un renfort externe :
Analogie : C’est comme rénover une maison. Vous pouvez le faire vous-même… mais si vous n’avez jamais fait, ça va prendre 3x plus de temps et coûter 2x plus cher en erreurs.
Coûts directs :
Coûts indirects :
Estimation : Une mauvaise exécution coûte facilement CHF 200-500K/an à une PME de CHF 10-20M de CA.
En comparaison : Un renfort externe pour 6 mois coûte CHF 30-90K selon l’intensité.
ROI typique : 3 à 10x l’investissement en impact sur l’EBITDA et opportunités saisies.
Bonne nouvelle : Vous n’avez pas besoin de “convaincre”.
Les équipes VEULENT que l’exécution s’améliore. Elles sont souvent les premières frustrées par :
Ce qui fonctionne :
Résultat : En 2-3 semaines, si l’équipe voit que ça fonctionne, elle adhère naturellement. Pas besoin de discours.
Consultant :
COO/CFO fractionnel :
Le COO/CFO fractionnel est un membre temporaire de votre direction. Il ne livre pas un rapport, il pilote l’exécution avec vous.
C’est normal. Les priorités peuvent évoluer face à :
Ce qui ne change pas : Le principe des 3 priorités maximum.
Comment gérer :
Règle d’or : Restez à 3 priorités maximum, mais ajustez-les si nécessaire.
Fourchette typique :
Pour comparaison :
Avantages du fractionnel :
Vous n’avez pas un problème de stratégie.
Vous avez un problème d’exécution — et c’est beaucoup plus courant qu’on ne le pense.
La bonne nouvelle : ça se corrige vite… à condition d’être accompagné dans :
L’exécution n’est pas une question de volonté. C’est une question de méthode et de bande passante.
Et parfois, il suffit de quelques semaines avec les bons leviers pour transformer une organisation qui patine en une machine d’exécution efficace.
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